Finances communales : ce que révèle l’étude financière (Résumé) L’audit n’est pas un audit
Présentée le 7 septembre comme un « audit », le document intitulé « Étude financière prospective » dresse un bilan 2020–2025 et examine les années 2026–2031. L’étude appelle à la vigilance sur l’épargne et les dotations, sans conclure aux « budgets insincères » ni aux « factures impayées » invoqués par le maire.
L’étude constate une épargne brute positive sur la période, une capacité de désendettement de 7,16 années et 10,3 M€ d’investissements de 2020 à 2025. Elle situe les excédents reportés à environ 2 M€ en 2020 et 1,9 M€ en 2025. On peut discuter de nos faiblesses. Mais on ne peut pas raconter que nous avons consommé les réserves.
Le budget 2026 de la nouvelle majorité reprend 959 181 € d’excédents antérieurs. Cette ressource provient des résultats laissés à la fin de notre mandat
Le document ne qualifie aucun budget d’« insincère » et ne parle pas de « factures impayées ». Il relève des écarts et des paiements intervenus début 2026 : ces points méritent des explications précises, mais ne démontrent ni dissimulation volontaire de charges ni abandon de factures.
La présentation en conseil informel (à huis clos) n’a pas permis un examen contradictoire des 51 pages. La majorité a ensuite supprimé la commission des finances. Nous demandons un débat public fondé sur les chiffres de l’étude et sur les décisions prises depuis mars 2026.
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CCAS Des dépenses qui correspondent à des services
Le CCAS assure notamment la restauration scolaire, l’accueil périscolaire, la petite enfance, les activités jeunesse et des services aux seniors. Sa subvention communale finance ces missions : dans une lecture consolidée des deux budgets, le versement de la commune est aussi une recette du CCAS.
Depuis sa mise en place, la fréquentation de la cantine est passée d’environ 50 % à près de 80 % des élèves : une centaine d’enfants supplémentaires. Les besoins en encadrement et les remplacements liés à l’absentéisme ont entraîné un surcoût estimé à 120 000 €. Il faut examiner cette dépense avec l’activité réelle du service.
Des recettes qui arrivent après les dépenses
Le CCAS règle salaires, repas et fournisseurs au fil de l’eau. Certaines aides arrivent plus tard : une partie de la participation de la CAF l’année suivante et l’aide de l’État à la cantine à 1 € par quadrimestre, à terme échu. Ces délais éclairent les tensions de trésorerie et les paiements décalés mentionnés dans l’étude ; ils appellent un suivi rigoureux.
Deux fois 120 000 €
L’étude signale une baisse de 120 000 € des dotations de l’État pour la commune en 2026. Le surcoût estimé du CCAS pour accueillir davantage d’enfants est lui aussi de 120 000 €. La majorité met régulièrement en avant le second chiffre ; le premier doit également entrer dans le débat. Les contraintes financières ne viennent pas d’une seule source.
La crèche a, de son côté, bénéficié de 390 000 € de travaux communaux afin de préserver et d’améliorer l’accueil des enfants, des familles et des professionnels. Les dépenses du CCAS doivent être examinées avec les services qu’elles financent.
Préparer l’avenir plutôt que désigner un coupable
Oui, notre épargne reste fragile. Retrouver durablement des marges est indispensable pour investir, maintenir des services publics de qualité et accompagner les besoins de la commune. Il faut exposer clairement les contraintes, les recettes et les choix à venir, puis en débattre.
Gérer une commune, ce n’est pas seulement tailler dans les dépenses. C’est choisir un cap, protéger les services utiles et préparer l’avenir.
Conseil municipal de Château-Arnoux–Saint-Auban • Groupe L’Humain d’abord… L’Humain toujours !
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